On dit du documentaire qu’il est l’art du réel. Mais, selon Lacan, le “réel” se définit à partir d’une limite du savoir, limite à partir de laquelle il ne peut être appréhendé mais plutôt cerné et déduit ; le réel dans sa globalité et sa complexité est l’impossible à décrire, donc l’impossible à dire… donc l’impossible à montrer ?

Le documentaire est certainement un art protéiforme, qui embrasse un champ des possibles formels toujours plus ouvert, intégrant fiction, animation, arts numériques, du reportage de terrain, brut, à l’essai et la vidéo d’art contemporain. Il est ainsi un art de la représentation qui joue ainsi probablement autant sur le réel que sur l’imaginaire et le symbolique, via le langage.

Il est enfin un art subjectif, un art du sujet. Où l’on s’attache à traiter de la compréhension de la subjectivité des personnes et des interrelations complexes qui se tissent entre elles, l’auteur et le spectateur. C’est à cette condition que le documentaire peut bousculer nos cadres de pensée et d’interprétation du monde, interpeller la “réalité”.

(r)évolution intérieure

bukit duri

suryani

rangoon cocoon

à quoi on joue ?